États-Unis : la seconde présidence Trump ampute les droits humains

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La seconde mandature du président Donald Trump livre un portrait cauchemardesque de l’Amérique contemporaine. Selon le rapport de Human Rights Watch sur la situation des droits humains en 2026, la nouvelle administration a été marquée dès ses débuts par un mépris et des violations flagrant des droits humains. C’est un tournant politique qui ignore allègrement les engagements internationaux des États-Unis et laisse pantois les défenseurs de l’égalité.

L’offensive contre les programmes d’inclusion

Le premier geste du gouvernement Trump aura été hautement symbolique : dès le premier jour de son second mandat, Trump a ordonné la suppression de tous les programmes fédéraux de diversité, d’équité et d’inclusion, première d’un train de mesures qui ont sapé les initiatives et les institutions conçues pour lutter contre la discrimination raciale et d’autres formes de discrimination. Une décision qui n’a rien de cosmétique, elle démantèle des outils construits pendant des décennies pour remédier aux discriminations systémiques.

Ces suppressions ne relèvent pas d’une simple question budgétaire. Elles s’accompagnent de décrets et de politiques qui ont mis fin à l’application des droits civiques dans diverses instances gouvernementales. Le résultat est tangible pour les populations marginalisées : les efforts fédéraux visant à réparer les discriminations, à peine esquissés, sont abandonnés.

Les LGBTIQ+ et les personnes handicapées sous le feu

La casse des droits sociaux ne se limite pas aux seules politiques antiracistes. Moins de la moitié des États américains interdisent la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Le Congrès n’a pas réussi à adopter des protections fédérales complètes pour les personnes LGBT en matière d’éducation, de logement, d’accès aux services publics et de programmes financés par le gouvernement fédéral.

Les personnes âgées et handicapées ont payé un tribut immédiat au changement de cap politique. Au cours des 100 premiers jours de l’administration actuelle, les personnes âgées et les personnes handicapées ont été confrontées à une insécurité accrue en matière de revenus et d’alimentation, à la suite de retards évitables dans le versement des prestations de sécurité sociale et à des coupes budgétaires dans le financement fédéral des programmes de nutrition complémentaire.

Un recul systématique sur tous les fronts

Le rapport recense un recul considérable dans de multiples domaines, notamment l’immigration, la santé, l’environnement, le droit du travail, les droits des personnes handicapées, l’égalité entre les sexes, la justice pénale et la liberté d’expression. C’est une débâcle d’envergure, pas un ajustement politique.

Pour les observateurs des droits humains, le constat est déprimant. Alors que le reste du monde occidental continue de renforcer ses cadres de protection des minorités, les États-Unis se mettent en marche arrière. Cette régression autoritaire ne peut que préoccuper les militants pour l’égalité. Et elle interroge directement le reste de l’Occident : comment réagir quand la première puissance mondiale abandonne ses propres principes?